Le pur-sang Barbe, cheval du Bon Dieu et de la patrie :
- fut la monture du Berbère Saint Augustin (345, 430)
- De la Jeanne d’Arc, berbère aussi, la Kahiéna (695, 700). Sa tribu, les Djiraoua, nomadisait l’été entre l’Aurès et l’actuelle frontière tunisienne et, remontée en chevaux Barbes, résista vaillamment contre la pénétration arabe.
- Plus proche de nous Charles de Foucault utilisa aussi ce noble animal
- Le fameux cheval blanc d’Henri IV (1600) fut un pur sang Barbe
- Ainsi que « Le Bonnite » cheval d’instruction de Louis XIII (1623)
- Le roi Louis XIV choisit cette race pour « faire du cheval de selle » en France (qui élevait surtout d’excellents traits), arrest royal de 1665
- Un des chevaux orientaux favoris de Napoléon (1800) fut Aly (barbe)
- Napoléon III préférait les Barbes à toutes les autres races et les utilisait pour ses expéditions militaires de Turquie et de Russie du sud (1854), Italie (1859) Chine et Liban (1860) et de 1861 à 1867 au Mexique.
- Notre cavalerie légère, remontée de Barbes lors du conflit mondial de 1914 / 1918, remporta la plus belle et la dernière victoire sur le front d'Orient, en Macédoine : USKUB (29 sept 1918)
- Enfin les Spahis furent la gloire de la France et défendirent ses couleurs avec toute la vaillance des fils de l’Islam et des militaires Français, remontés sur leurs chevaux Barbes ou Barbes-arabes.
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Pourquoi PUR SANG BARBE ?
Car beaucoup d’auteurs anciens en parlent ainsi.
Je ne vais citer pour l’instant que le général de Morris : essai sur l’extérieur du cheval de 1890 :
«… Le cheval de pur sang arabe ne ressemble nullement à celui de pur sang barbe, tel que l’Afrique le produit encore et tel qu’il est conservé dans quelques localités de l’Andalousie.
Le premier a la tête carrée, l’encolure droite, les hanches larges et les côtes arrondies, la queue portée très haut sur la croupe.
Le second a la tête busquée, l’encolure un peu renversée, les hanches et les côtes plates, la queue attachée très bas.
Les allures du barbe ne ressemblent pas davantage à celles de l’arabe. Celui-ci trotte large du derrière et développe beaucoup le jeu de son épaule en avant, celui là trotte serré du derrière en coulant les hanches sous lui et relève plus du devant.
Un Tlaaleb dirait : le nedji possède la tête du taureau et la croupe du chameau, le barbe lui a la tête du mouton et la croupe du lion.
Tout diffère excepté la noblesse dans ces deux chevaux qui forment la souche des chevaux du monde entier… »
Voir aussi l’article de Chantal Chekroun dans la revue « Cheval Arabe » ( Format .pdf 450 Ko)
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